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BARROUX
Barroux a suivi des études d’architecture à l’école Boule, de graphisme à l’école Estienne. Il mêle (...)
Judith GUEYFIER
Judith Gueyfier est née en 1981. Après les Arts Appliqués à Brest, un BTS à l’école Duperré à Paris (...)
Jean-Côme NOGUES
Nous prenons toujours beaucoup de plaisir à lire, relire Jean-Cômes Noguès. Tous ses livres (...)
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>>Jean-Come NOGUES
CYCLE 3, COLLEGE Aux EDITIONS MILAN : Le génie du pousse-pousse (2001) et Le Prince de Venise (2003) Illustration : Anne ROMBY
Note de l’éditeur : Le soleil est à son point culminant. D’un coup d’aile audacieux, Icare s’élève au-dessus de son père. Le fils de l’esclave qu’un fils de Roi a méprisé au point de ne pas vouloir lutter avec lui, peut atteindre en cet instant le domaine des dieux. Chacun de ses vouloirs qui, en bas, butait contre un écueil, trouve ici son accomplissement. L’adolescent aux rêves trop nombreux monte dans la splendeur. Toujours plus haut, toujours plus haut, se dit Icare, les yeux pleins de lumière.
Avec le temps va, tout se transforme. L’album nous conte les mutations d’un petit coin de campagne… et comment ses habitants d’abord rétifs aux changements les ont acceptés. Départ : 1865. L’inquiétude causée par la construction d’une gare, d’un chemin de fer à travers le vallon paisible pour, c’est sûr, défigurer le paysage, amener bruit et pollution, cède la place à une fête réunissant tout le village en habits du dimanche. La vie de tous est ensuite rythmée par les passages du train… On voyage même, juste en le voyant… Arrêt : vers 1940, avec le développement de nouveaux moyens de transports. Mais la gare devient maison, qui abrite un jeune homme et sa mère. Il reçoit souvent beaucoup de monde et « a planté partout des rosiers, des fuchsias, des hortensias ». Arrivée : ? Beaucoup de nostalgie mais rien ne se perd… Ce qui ne change pas, c’est le plaisir éprouvé à la lecture d’un texte de Jean-Côme Noguès, avec des trésors de mots comme « escarbille » ou « jument pommelée », ses phrases qui se déploient pour nous conduire tranquillement à travers l’espace et le temps. Comme toujours également, illustration d’Eric Battut magnifique, dont les couleurs chaudes ravivent les beaux souvenirs. |