>> L'association REEL [Recherche à l'Ecole pour Ecrire et Lire] a pour but de favoriser le développement des enfants et des adolescents et organise le Salon du Livre Jeunesse à Montauban.
Maria JALIBERT
Le monde de Maria Jalibert qui vient presque en voisine – elle est née à Castres, a fait ses (...)
yves grevet
Yves Grevet est professeur des écoles à Paris, auprès d’une classe de CM2. Les thèmes qui (...)
wang yi
Née à Pékin, diplômée de l’Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg, elle vit à Paris. Avec (...)
ariane Accueil du site » Auteurs Illustrateurs
>>RASCALRascal est né à Namur en 1959. Après une école souvent buissonnière et divers métiers, il s’essaie à la peinture, à la sérigraphie, conçoit des affiches… avant de découvrir Les trois brigands de Tomi Ungerer. « Mon chemin (…) ce n’est qu’une histoire de rencontres. » Avec un éditeur (L’Ecole des Loisirs), des illustrateurs (Peter Elliott, Louis Joos, Claude K. Dubois, Régis Lejonc, Pascal Lemaitre…), et avec la jeunesse. Mais qu’il dessine ou qu’il écrive, crée seul ou en duo, c’est toujours avec une grande « liberté de mouvements », « sans idées arrêtées sur ce que l’on peut donner ou non aux enfants ». Ceux-là ne s’y trompent pas, qui sont de tous ses voyages. CYCLE 2 Le navet, Lutin poche, Ed. L’Ecole des Loisirs, 2002. Illustration : Isabelle CHATELLARD. Voir p. 21 Le petit chaperon rouge, Pastel, Ed. L’Ecole des Loisirs, 2002. Jeu graphique : des découpages géométriques, façon Légo à plat, pour une nouvelle variation sur le conte de Perrault. Voyage « schématique », de la simplicité des formes à l’économie de couleur - noir et rouge sur fond blanc - à celle de l’écrit - seulement « toc. toc. toc. » et qui intègre malgré tout la morale ! Une réduction à l’essentiel qui ne manque pas de saveur ! Au son de la fanfare, Ed. Pastel, Ed. L’Ecole des Loisirs, 2011. Les comptines de notre enfance apprises à l’école, en famille ou en vacances à partager lors de moments de poésie, de tendresse ou d’humour, sont illustrées par Rascal avec ironie mêlant techniques traditionnelles, gravures, pochoirs, et symboles actuels. Les histoires d’oncle Tatoo, Pastel, Ed. L’Ecole des Loisirs, 2011. Illustration : Peter ELLIOT. L’Oncle Tatoo a dans sa cuisine une armoire remplie de toutes les eaux de toutes les mers du monde. Ses bras sont ornés de tatouages dont il tire ses histoires. Celle de l’Oblaroza, l’arbre unique au monde, l’histoire de l’arrosoir extraordinaire, mais aussi celles du grand vent et du caméléon. Les trois fillettes La, Lala et Lalala se laissent porter par ses récits. Le moment présent, la réalité sont illustrés par la représentation des cinq personnages à l’encre, pinceau et plume sur fond de photographies. Les récits légers, farfelus et souvent invraisemblables sont accompagnés de dessins doux et aériens tant en forme qu’en couleurs, posés comme des enluminures sur un fond blanc. Tradition et modernité se mélangent dans l’écrit comme dans l’illustration. A PARAITRE : Nos amis les bêtes, texte : Léo RAU, Pastel, Ed. L’Ecole des Loisirs. CYCLE 3 Le voyage d’Oregon, Pastel, Ed. L’Ecole des Loisirs, 1993. Illustration : Louis JOOS. Traversée de l’Amérique pour deux voyageurs « sans bagages inutiles et sans clés qui déforment les poches » : l’ours Oregon porte le nom de son pays natal ; Duke, le narrateur, clown dans le cirque où ils se produisaient l’aide à s’évader et le reconduit chez lui. Voyage de retour, certes, mais nouveau départ. Une conquête réfléchie, presque ruminée de la liberté. L’humour est un peu forcé, le ton est grave. Le voyage ici est un engagement, un accomplissement. L’homme est responsable de l’animal et de ses choix. La sobriété est ici de mise tant dans le texte que dans l’illustration. Le propos, universel, permet une lecture à plusieurs niveaux. La légèreté de l’encre, le choix des couleurs, évoquent les grands espaces américains, l’incertitude, comme dans un film de Wim Wenders. Un grand classique qui donne toute sa dimension à notre thème. Le phare des sirènes, Ed. Didier jeunesse, 2007. Illustration : Régis LEJONC. Un gardien de phare, dont on ne verra jamais le visage, nous raconte sa vie. Jeune orphelin, Ange découvre l’océan à travers les histoires fantastiques racontées par son oncle qui l’élève seul. Après sa disparition, il rencontre l’amour en sauvant une sirène blessée lors d’une tempête. Appelé à la guerre, il ne reverra plus l’objet de cet amour tendre et sensuel et en reviendra défiguré. Depuis ce jour, seul au milieu de l’océan, il vit dans ce phare où personne ne lui rappelle qu’il a une « gueule à faire peur ». Il vit là avec elle pour la vie. Le texte se déroule tout en finesse, sans pathos et riche de points de vue philosophiques : « Il ne faut pas s’arrêter à la surface des choses. Ne crois-tu pas à ce que tu vois ? Regarde cet océan, il existe et tu crois le connaître, et pourtant, tu en ignores les secrets. Le monde n’est qu’un grand mystère. » Les images défilent dans un univers de bleus et de verts agrémenté de gris et de blancs ; seules 3 images touchent à des teintes chaudes : le départ de la sirène et la guerre. L’illustration de Régis Lejonc à la craie grasse retranscrit à merveilles l’atmosphère, les ambiances, les sentiments et tout au long du texte les immensités et les solitudes qui jalonnent nos vies. Merveille d’émotions. En 2000 trop loin, Pastel, Ed. L’Ecole des Loisirs, 2009. « La semaine passée, j’ai fêté mon premier anniversaire sans Papa. Huit ans, c’est le nombre d’années qu’il lui faudra rester dans sa maison d’arrêt, avant de revenir aux Acacias. La prison j’en parle jamais. J’ai peur que les autres ne jugent mon père une seconde fois. Alors, j’écris tout ce que je fais et tout ce que je vois sur deux cahiers et, chaque semaine, aidé du dictionnaire, je raconte à mon père son voyage à rêver. » Je t’écris, Pastel, Ed. L’Ecole des Loisirs, 2010. 12 lettres d’enfants adressées à des personnes qui comptent dans la vie, pour entretenir des liens et parler de la vie tout simplement. Rascal touche du doigt des situations sensibles, séparation, maladie, guerre, et aussi des évènements de la vie ordinaire, acquérir un chien, vacances en Bretagne... Face à chaque texte, le dessin d’une boîte à lettres à l’image de son auteur, de ce qu’il demande ou de celui à qui le courrier est destiné. Les illustrations collent aux écrits en exprimant le sentiment de l’enfant à travers des images simples et symboliques. Les poètes ont toujours raison, Ed. L’Edune, 2011. Rascal nous invite à une balade poétique où il donne à penser de « nouveaux mondes ». Les illustrations « tirent le portrait de ces compagnons d’aventure » ; dessins aux traits souvent furtifs de ces écrivains qui ont marqué sa vie. De Villon à Vian, les poèmes s’égrènent à travers nos émotions, nos sensations, souvent en lien avec l’amour, l’amitié et la mort. Nombreux autres ouvrages, Ed. L’Ecole des Loisirs : Ami-Ami, ill. Stéphane GIREL (2002) ; Ma mère est une sorcière, ill. Neil DESMET ; Marilyne Rouge, ill. Louis JOOS (2007) ; Comme mon père me l’a appris (2009)... |