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>>Olivier de SOLMINIHAC

Nous avons été charmés l’an dernier par ses livres et l’homme. C’est avec grand plaisir que nous retrouvons Olivier de Solminihac, jeune écrivain aussi prolifique et talentueux – à 30 ans, 8 romans au style singulier – que sympathique, attachant.

 
 
 

CYCLE 2

C’est quoi mort ? , Mouche, L’ECOLE DES LOISIRS, 2003. Illustration : Isabelle BONAMEAU.

Il paraît que l’oncle Emile est parti en voyage, très loin, pour très longtemps. Il paraît qu’en passant le Père Noël a emporté grand-mère dans sa hotte. Pourquoi pas ? Mais quand on lui raconte que Poum-poum-pidou, le poisson rouge de sa copine, nage maintenant dans le ciel, l’explication ne satisfait pas le narrateur, qui a participé à l’enterrement de ce dernier. Son père : « On sait dire que quelqu’un ou quelqu’un est mort, et pourtant on ne dit pas ce que c’est que la mort. On ne sait pas trop. Alors on invente des histoires… »

Nom de nom, Mouche, L’ECOLE DES LOISIRS, 2004. Illustration : Isabelle BONAMEAU.

« Papa et maman » partis à Paris, un enfant passe le week-end dans la famille de son meilleur copain. C’est la fête ! Mais quand il veut offrir à la grande soeur de Jonathan un morceau de bois qu’il a sculpté en forme d’oiseau, celle-ci réveille une blessure, en lui disant qu’il doit signer son oeuvre. En effet, il n’a pas de nom ! Agathe s’étonne : « tout le monde a un nom dès la naissance, c’est comme avoir des pieds ou des jambes, des bras ou des yeux. » D’abord je ne dis rien, mais je sais bien que tout le monde n’a pas forcément tout comme il faut à la naissance…

Pas une fée, Mouche, L’ECOLE DES LOISIRS, 2004. Illustration : Isabelle BONAMEAU.

Note de l’éditeur : Savez-vous qu’une vie tout à fait normale peut bascuLer d’un seul coup et devenir une vie tout à fait bizarre ? Par exemple si papa part faire un voyage et si, en son absence, maman montre soudain des pouvoirs extraordinaires. Seulement, les enfants peuvent-ils hériter des pouvoirs de leurs parents ? Ils peuvent en tout cas ouvrir grand leurs yeux et leurs oreilles.

Debout la nuit, Mouche, L’ECOLE DES LOISIRS, 2005. Illustration : Isabelle BONAMEAU.

Un enfant éveillé tard dans la nuit. « C’est comme si les phrases de papa et maman étaient des lampes allumées dans ma tête. Comment peuvent-ils aimer ma petite soeur autant que moi ? » Elle est encore dans le ventre de maman mais va prendre de plus en plus de place, ils lui cherchent un nom de fleur… Après une attaque surprise déguisé en Zorro dans la chambre des parents, voilà notre jaloux, grondé, dialoguant avec sa poupée sorcière venue de Pologne : « Je faire quelque chose pour toi peux ? Peux je faire quelque toi pour chose ? – Tu sais, je suis un peu comme toi. Je voudrais dire quelque chose mais je sais pas comment… »

Le peuple doudou, Mouche, L’ECOLE DES LOISIRS, 2006. Illustration : Audrey POUSSIER.

Les doudous sont « nullivores » - ils ne mangent rien – mais très actifs. Ils ne dorment pas une seconde, ramassent la poussière le jour et fabriquent la nuit les rêves des enfants. C’est une des « leçons » que donne un « grand spécialiste international des doudous » à son petit frère… qui jamais ne répond, mais qu’on finit pas entendre partout dans le discours de plus en plus tendre de l’aîné. « Doudou » est un mot magique pour se dire qu’on est deux, grand et petit. A la lecture de ce livre doux, très doux, les enfants de 7 ans à plus d’âge retrouveront… le doudou qui est en eux.

CYCLE 3

L’amour, l’amour, Neuf, L’ECOLE DES LOISIRS, 2006.

Dans la cour jouent un footballeur qui se croit sur un ring, un délégué de classe qui rafle toutes les billes, surnommé « Jacques Chirac », une maîtresse déguisée en « ancienne maîtresse des anciennes écoles »â€¦ et Marilyn. Marilyn qui a proposé au jeune narrateur de jouer avec elle… à être amoureux ! « C’est comme ça que font les amoureux. Quand il y en a un qui parle, l’autre rigole bêtement et cligne des yeux très vite. » Si le garçon ne connaissait pas bien les règles, il va les apprendre, par coeur. Ecrire pour Marilyn un poème en « ine », lui donner rendez-vous dans un jardin…

Tous jouent mais tout sonne juste et fort dans l’écriture concise d’Olivier de Solminihac, les dialogues, les situations, la candeur de son petit héros qui amuse et émeut.

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