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>>Martin JARRIE

Martin Jarrie… ou le goût de l’art, de l’aventure. « Peintre et illustrateur, je vis et travaille à Paris depuis 1981. Après un passage par le dessin documentaire, voire hyperréaliste, j’ai changé de style (et de nom) pour une expression plus libre, plus picturale, influencée à la fois par le surréalisme, les primitifs italiens, l’art brut et l’art contemporain. » Ajoutons que son œuvre est jalonnée de nombreux prix et que chacun de ses albums est une expérience étonnante.

A PARTIR DU CYCLE 2

Au bout du compte, Ed. Rue du Monde, 2002. Texte : Régis LEJONC. Pour ceux qui aiment jouer, mélanger, accommoder, goûter les flocons de neige, attraper les croissants de lune, modeler les nuages. Prix du meilleur album à Montreuil.

Une cuisine grande comme un jardin, Ed. Rue du Monde, 2004. Texte : Alain SERRES. Poète, Alain Serres donne libre cours à sa fibre de gourmand et de gourmet : il crée des recettes faciles à réaliser. Un zeste d’Histoire pour nous rappeler que la nourriture comme la parole nous relie au passé... et à l’ailleurs. Martin Jarrie rehausse la saveur des légumes et des fruits par l’illustration qui fait de cet ouvrage un livre d’art. Les superpositions de couleurs, pâte épaisse ou transparences, le jeu avec les proportions, la lumière rendent les fruits plus vrais que nature. Abandonnant son style surréaliste, l’artiste s’efface devant la nature qui elle-même fait oeuvre d’art.

Drôles d’oiseaux, Album-CD, Ed. Didier Jeunesse, 2006. Poèmes de DESNOS, QUENEAU, PESSOA, GUILLEVIC... mis en musique par Thibault Maillé. Des visages se reflètent dans les verres, le poète qui « boit du vin » ou « boit de l’eau », danse avec le diable sur le rythme de la « chanson de la fleur sans souci ». Ce ne sont pas des mots mais des images qui sortent directement de la bouche du poète pour la recette d’un « art poétique ». L’art de Martin Jarrie, marqué ici par la légèreté – rapport évident avec le titre – s’adapte à merveille à ces poèmes.

Bon appétit !, Petits géants du monde, Ed. Rue du Monde, 2007. 4 poèmes d’Eward LEAR, adaptation française par Alain SERRES. Martin Jarrie accommode le comique absurde des limericks d’Edward Lear tel Le vieux monsieur de Dumbree à la sauce surréaliste, en corsant leur saveur : détails cocasses, aplats de couleur, proportions et perspective déformées, jeu avec l’espace et le temps, le réel et l’imaginaire.

Dans le cheval de Troie, Ed. Thierry Magnier, 2007. Texte : Philippe LECHERMEIER. Ceci n’est pas un cheval de Troie. Mais une maison, habitée par une famille « normale » dont un petit garçon rêveur, et des chevaliers, des indiens, des insectes dangereux, des hommes-oiseaux... Une maison avec des chambres, une grande cuisine, mais aussi la jungle, une salle de concert... une maison labyrinthe, une maison qui roule... A chaque image, une nouvelle surprise. Une maison-jouet avec laquelle on invente sans fin des histoires... Un jour, devenu trop grand pour elle, il faudra la quitter. Vraiment ? Pour d’autres rêves...

Toc, toc ! Monsieur Cric-Crac !, Pas comme les autres, Ed. Rue du Monde, rééd. 2008. Texte : Alain SERRES. M. Cric-Crac craint les gens, surtout les enfants. Il ferme sa porte à double tour, entoure son jardin de hauts murs et décourage tout visiteur avec des gardes effrayants : fantôme, crocodile, dragon, loup, squelette. Il vit ainsi, coupé du monde, au milieu de plantes carnivores. Parfois, il se fait peur tout seul… Nouvelle version, dans un format carré, augmentée de nouvelles images pour ce premier album de Martin Jarrie publié en 1995, grand prix de la Biennale internationale de l’illustration de Bratislava.

Ménagerimes, de A comme Araignée à Z comme Zébu, Album-CD, Ed. Didier Jeunesse, 2009. Poèmes de Joël SADELER, musique par Thibault Maillé et Ezequiel Spucches et chantés par Jacques Aurogné.

L’illustrateur Martin Jarrie prend au mot le poète Joël Sadeler et compose un bestiaire fantasticomique, parfois inquiétant, d’où l’homme n’est pas absent. Page de gauche un boeuf, les yeux fermés, paisible dans son pré, page de droite la suite de son corps... changé en rôti sur la table du dimanche ! Plus loin une girafe, pratique, le cou en escalier, pour aller jusqu’au toit des envies, cueillir des fruits... ou encore une raie, électrique quand elle gifle de sa queue... un maître queux, marmiton sans imagination ! Textes et images proches de l’univers des Queneau, Prévert... Encore une savoureuse entrée en poésie.


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