>> L'association REEL [Recherche à l'Ecole pour Ecrire et Lire] a pour but de favoriser le développement des enfants et des adolescents et organise le Salon du Livre Jeunesse à Montauban.
Maria JALIBERT
Le monde de Maria Jalibert qui vient presque en voisine – elle est née à Castres, a fait ses (...)
yves grevet
Yves Grevet est professeur des écoles à Paris, auprès d’une classe de CM2. Les thèmes qui (...)
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Née à Pékin, diplômée de l’Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg, elle vit à Paris. Avec (...)
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>>Marcus Malte« Il faut bien partir de quelque chose et, en ce qui me concerne, l’amorce est tout bêtement un phrase, une suite de mots dont le rythme et les sonorités me plaisent, m’interpellent comme on dit. Et si tout se passe bien, cette phrase va en entraîner une autre, puis une autre et ainsi de suite. Au fur et à mesure que les phrases s’enchainent, des choses vont se dévoiler – un lieu, une action, des personnages apparaissent, puis j’entrevois des pistes narratives parmi lesquelles je vais en choisir une, que je suivrai jusqu’au bout. » On la suit aussi, même si le voyage n’est pas de tout repos. CM2/6ème Mon Vaisseau Te Mènera Jeudi Sur Un Nuage, Tempo, Ed. Syros, 2011. Un récit composé de huit chapitres, huit planètes que Romain, le narrateur, explore. Et un univers, celui de la maladie, du cancer. Juju, la petite soeur de Romain, ne peut plus voyager, à cause d’une tumeur. La famille vit près d’elle, dans la Maison des Parents, à côté de l’hôpital. De Mercure à Nepture, de l’indifférence à l’espoir, Romain traverse des mondes, ceux des personnes qu’il croise ou qu’il rencontre... « On se sait pas tout »... se répètent Romain et tous ceux qui sont confrontés à cet itinéraire douloureux. La maladie est un chemin. « Ce serait bien si on pouvait changer les piles pour les enfants malades... » La maladie est une longue route... Parfois la tristesse fait une pause... Et si c’était ça... guérir.... COLLEGE, à partir de la 5ème L’échelle de Glasgow, Tempo +, Ed. Syros, 2007. Tout ce qu’un adulte dit rarement à son fils adolescent. Le père de Mika lui raconte une histoire en plusieurs fois, à suivre, pour qu’il prenne un billet retour, sorte du coma dans lequel il a plongé après une tentative de suicide. Pas un conte de fées mais une parabole de la vie : deux amis unis par leur passion de la musique, un même rêve. Leurs chemins se séparent – ascension de l’un, chute de l’autre lourde de ressentiment – mais ils se retrouvent quand celui qui a réussi est terrassé par une terrible maladie. Un peu plus tard, l’ancien « perdant » rencontre une femme… et le bonheur de concevoir et voir grandir avec elle Mika. Il est dans la vie plein de rebondissements (dans la poitrine du lecteur, aussi). Il va venir, Souris noire, Ed. Syros, 2011. Il va venir, répétait « la vieille » à David, l’ado sans famille placé chez elle, elle qui ne sortait plus de sa maison isolée dans la montagne et dont il s’occupait du mieux qu’il pouvait. Elle attendait l’improbable retour de guerre de son fils, disparu voilà 30 ans. C’est bien un « mort-vivant » qui frappe un soir de tempête à leur porte, mais pas celui qu’elle croyait, quelle croit retrouver. « La vieille » est folle : une aubaine pour l’homme, en cavale et blessé. David et le lecteur ne sont pas dupes… Un huis-clos de plus en plus oppressant et une libération finale… qui n’en sera pas vraiment une. De poussière et de sang, Ed. Pocket Jeunesse, 2011. Le vieux narrateur relate ses années d’apprentissage, extraordinaires et éprouvantes, du temps où on l’appelait « Mosquito ». Fils de gouverneur kidnappé par une bande de hors-la-loi, il a chevauché, d’abord en retrait puis au côté de ces derniers, et tenté de trouver sa voie, d’aimer dans un monde impitoyable où les cœurs semblaient secs comme cette terre. Aucune autre alternative possible que tuer ou être tué ? Pourtant, de la belle et d’abord intouchable Paloma aux pires bandits, tous les personnages sont à l’image de la vie qu’ils traversent : pas seulement bons ou mauvais, ils se révèlent, en de rares et précieux moments, bouleversants d’humanité : « Nous venons de nulle part et nous y retournons, et seul compte le chemin entre les deux. » Un chemin à faire et refaire encore, comme nous y invitent le sous-titre et les derniers mots de ce très grand livre : Que renaissent les légendes. LYCEE Scarrels, Ed. Syros, 2010. Le livre aurait pu s’appeler : « Voyage au centre de la tête ». Descendre à Regency, la Cité gérée par le Gouvernement Central, avec ses stations de sustentation, son complexe de stabilisation. Prendre Central Avenue et arriver à l’ancien Pénitencier Central, où l’on se retrouve souvent, de son plein gré, entre amis adolescents. Un soir, lire sur ses murs la phrase magique soudain apparue : « Hommes libres de Regency, vous n’avez jamais quitté ces lieux. » Croire qu’on peut s’évader, suivre ses rêves... pour une autre prison. Un roman de science fiction virtuose et terrifiant. Marcus Malte est aussi l’auteur de nouvelles et de romans – très noirs – pour adultes, consacrés par la critique – de L’Humanité au Figaro en passant par Télérama, Le Magazine Littéraire, Lire... Citons, entre autres : Toute la nuit devant nous, Ed. Zulma, 2008 ; Garden of love, paru chez Zulma et réédité en folio policier chez Gallimard en 2010 (14 prix) ; Les harmoniques, Ed. Gallimard, 2011. |