>> L�association REEL [Recherche � l�Ecole pour Ecrire et Lire] a pour but de favoriser le d�veloppement des enfants et des adolescents et organise le Salon du Livre Jeunesse � Montauban.
Anne BROUILLARD
L’oeuvre d’Anne Brouillard suffirait à elle seule à illustrer notre thème tant ses images reflètent (...)
L’œuvre d’Anne Brouillard, poétique et visuelle, est une multitudes d’invitations à des promenades imaginaires
May ANGELI
Née en 1937 en région parisienne, ancienne élève de l’Ecole nationale supérieure des Arts Appliqués (...)
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>>Jean-Côme NOGUES
Nous prenons toujours beaucoup de plaisir à lire, relire Jean-Cômes Noguès. Tous ses livres pourraient illustrer notre thème. Histoires de mondes, écrites dans une langue à la fois érudite et sensuelle. CM, COLLEGE Le Prince de Venise, Album, Ed. Milan, 2003. Illustration : Anne ROMBY. Venise Lumière, son marbre rose, ses eaux couleur vert émeraude et surtout ses fêtes, ses fastes, ses palais aux intérieurs rouges flamboyants, ses habits cousus d’or… et ses masques. Un homme jeune, beau… et très riche en est apparemment le prince, jusqu’à ce qu’une rumeur se propage : un roi arriverait bientôt, plus riche encore. Alors, une nuit, c’est la Venise des ombres, le bleu sombre qui vous happe… Vous poursuivez en gondole une illusion : la vanité ! Après Le génie pousse-pousse paru en 2001, nouvelle collaboration de Jean-Côme Noguès et Anne Romby et nouvelle réussite. Un lointain rivage, Ed. Du Laquet, 2003. Adolescent, Ingvald est ému par la vision d’une fleur jaune, poussée sur un rocher perdu au milieu de l’océan glacé. Il devient ensuite comme le veut sa culture un guerrier sanguinaire mais, blessé lors d’un raid sur la côte normande, le viking est recueilli, soigné… et touché au cœur par une jeune femme du pays des Francs. La fin sera tragique… Ce roman imprégné de la saga scandinave est une splendide histoire d’amour fou. La petite gare, Album, Lo Païs d’Enfance, Ed. Du Rocher, 2006. Illustration : Eric BATTUT. L’album nous conte les mutations d’un petit coin de campagne… et comment ses habitants d’abord rétifs aux changements les ont acceptés. Départ : 1865. L’inquiétude causée par la construction d’une gare, d’un chemin de fer à travers le vallon paisible pour, c’est sûr, défigurer le paysage, amener bruit et pollution, cède la place à une fête réunissant tout le village en habits du dimanche. La vie de tous est ensuite rythmée par les passages du train… On voyage même, juste en le voyant… Arrêt : vers 1940, avec le développement de nouveaux moyens de transports. Mais la gare devient maison, qui abrite un jeune homme et sa mère. Il reçoit souvent beaucoup de monde et « a planté partout des rosiers, des fuchsias, des hortensias ». Ce qui ne change pas, c’est le plaisir éprouvé à la lecture d’un texte de Jean-Côme Noguès, avec des trésors de mots comme « escarbille » ou « jument pommelée », ses phrases qui se déploient pour nous conduire tranquillement à travers l’espace et le temps. Comme toujours également, illustration d’Eric Battut magnifique, dont les couleurs chaudes ravivent les beaux souvenirs. La reine du mercredi, Ed. Nathan, rééd. 2008. Adélaïde, bientôt 11 ans, est mal dans son âge, trouve son prénom ridicule, son visage disgracieux. Elle se cache souvent au grenier avec son livre préféré, dont l’héroïne est une jolie petite fille en robe bleue fuyant un pays de neige et de loups. Persécutée dans sa nouvelle école par un enfant bêtement cruel, « Adélaïde » va encore un peu plus se fermer aux autres… Au cours d’une promenade, elle rencontre dans le jardin d’une maison isolée un petit garçon aveugle : pour lui Adélaïde sera la belle Manon, « un fée venue de loin », entre songes et mensonges… Et si Louis recouvrait la vue ? Un très beau roman, qui nous avait bouleversés lors de sa première parution, en 2001. Luern ou l’hiver des Celtes, Hors-piste, Ed. Gallimard Jeunesse, 2008. Les Celtes, de la chanson du barde aux terribles guerres claniques, de la cervoise et l’hydromel au sang qu’on doit faire couler. La forêt peuplée de devineresses et de loups. Jean-Côme Noguès nous offre comme toujours un livre bien documenté et très romanesque : « Qu’il ne parvienne jamais à l’enlever. » Quand le cruel et orgueilleux fils du chef donne un bijou à l’affranchi à qui il doit la vie sauve, c’est un cadeau… empoisonné. Bientôt l’oracle dira : « Le jour de la nouvelle lune, les dieux exigent le garçon au bracelet de bronze. » Et le jeune Luern, de paria à cause d’une tache violette à son cou va devenir… gibier. L’homme qui a séduit le soleil, Ed. Pocket Jeunesse, 2008. Dans le Paris de Louis XIV, Gabriel, un gamin livré à lui même, fréquente les bateleurs du Pont-Neuf. Il y rencontre Molière devenu le directeur de la Compagnie du Palais-Royal, qui le tire de la misère en l’engageant comme... moucheur de chandelles. Sur commande du surintendant Fouquet, Molière écrit « Les facheux », que l’on jouera devant le roi. Les lieux traversés par Gabriel constituent un vaste décor de théâtre où, de la misère des bas-fonds à la magnificence du pouvoir, les chausse-trappes ne manquent pas. En s’éloignant de ce monde-là, Gabriel cédant à l’amitié et à sa vocation d’acteur fait le choix qui lui permettra de grandir. Et toujours édités, réédités : Le faucon déniché, Ed. Pocket Jeunesse, Rééd. 2003 ; L’été de Silvio, Ed. Hachette Jeunesse, Rééd. 2007 ; Le voyage inspiré, Ed. Hachette Jeunesse, Rééd. 2007 ; Le vœu du paon, Folio Junior, Ed. Gallimard Jeunesse, Rééd. 2008 |