>> Lassociation REEL [Recherche lEcole pour Ecrire et Lire] a pour but de favoriser le dveloppement des enfants et des adolescents et organise le Salon du Livre Jeunesse Montauban.
Muriel KERBA
Muriel Kerba vit dans la région parisienne. Ses illustrations sont très joyeuses, joueuses, (...)
Un univers loufoque où nos yeux papillonnent, dans le bric-à-brac d’un atelier d’artiste
Michel COSEM
Michel Cosem est originaire de la région toulousaine où il vit toujours. Il est le fondateur de (...)
recueils de poèmes, de contes, romans… où se marient la nature et l’imaginaire
Jean-Come NOGUES
Jean-Côme Nogues est né à Castelnaudary. Il a été enseignant puis principal d’un collège parisien. (...)
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>>Alex GODARD
La case aux hibiscus rouges, éditions Albin Michel Jeunesse, 2005.
GS, CYCLE 2
Bébé Katsi a comme tous les hippopotames le goût de l’eau, mais deux particularités : il ne se lasse pas de jouer des percussions sur son corps, au point qu’on le surnomme « Hippopotamam », et ne grandit jamais. Ses parents inconscients s’absentent… Après un incendie dévastateur, le bébé esseulé, assoiffé lance des appels déchirants en tapant sur la peau de son ventre. Ce n’est pas sa famille mais une girafe qui va l’entendre et le sauver. Et le petit de grandir, grandir, grandir… pour pouvoir un jour l’embrasser.
Une parabole mettant en scène des animaux : si cela est nécessaire, il faut savoir partir, même s’il en coûte. Dans la chaude quiétude de son appartement, Idora, la girafe regarde, écoute le monde et son agitation. Mais il faut quitter ce lieu ; et d’ailleurs, dans l’immeuble, c’est l’exode. Un temps désemparée, Idora franchit le pas. A PARTIR DU CE1
Une amitié secrète se noue entre Maé, une petite fille solitaire détestée par sa marâtre (prénommée Piranhas !) et le lamantin Yaya. Celui-ci, comme il se doit dans les contes, a le pouvoir de parler. L’illustration nous montre Maé « à l’aise comme un poisson dans l’eau » dans des fonds sous-marins luxuriants peuplés de poissons aux noms imagés… mais il y a aussi Squale-le-Terrifiant ! Cependant Yaya est un bon génie ! La chanson de Piranhas dit le changement qui s’est effectué en elle et Maé grandit…
La vie de Cessette se déroule dans un univers paradisiaque (bleu du ciel, de la mer, des murs, rose des toits ocres et bruns du sable, de la peau des personnages). Elle est choyée par ses grands-parents. Or, il manque quelque chose à chacun d’eux. Le grand-père attend son fils qui ne reviendra pas, la grand-mère ne sait ni lire ni écrire. Cessette attend sa maman qui vit ailleurs. La lettre jouera un rôle capital : celle que Cessette écrit à sa mère, la réponse de celle-ci…
Sam rencontre au profond d’une forêt luxuriante… et inquiétante, la jolie Mona. Promenade mouvementée dans la végétation verte et le sombre, émerveillements à la vue d’un lumineux château blanc, d’un arc-enciel d’oiseaux multicolores et peurs bleues se succèdent… jusqu’à leur enlèvement dans les airs par un rapace géant et leur chute vertigineuse vers les cimes des arbres. Là, tout s’arrête. Brusque réveil de Sam en bas de son lit, sur un tapis vert comme la forêt. Une seule chose va subsister de ce rêve : il a découvert qu’il aimait Mona.
« J’ai regardé une dernière fois notre jardin potager, l’avocatier, le corossolier, et surtout la haie d’hibiscus rouges que maman avait plantée autour de notre case. » La terre ne leur appartenait pas, mais leur vie ? Le petit garçon et sa famille ont du partir et s’adapter. Leur case « installée » sur du sable entre la ville et la mer, Man Titine l’a changée en échoppe : « L’Hibiscus rouge ». On est venu en nombre, de loin, y faire la fête, se régaler des poissons apportés par l’enfant qui préférait la pêche à l’école. Vie simple avec ses joies et ses peines : le chômage du père à la fermeture de l’usine de canne à sucre, la mer nourricière mais dangereuse. Vie qui passe, est passée : en contrepoint des grandes images aux couleurs intenses, notamment celles représentant les paysages, des illustrations qui prennent la forme de photos anciennes couleur sépia. A la fin de l’album, les hibiscus ont cédé la place aux hôtels sur la plage… mais pas dans le coeur du narrateur, grand-père. Ses yeux sont fatigués mais le rire de ses huit petits-enfants a « l’éclat d’une haie d’hibiscus rouges ». Très émouvant. Exposition d’originaux à la librairie Deloche du 24 au 28 avril lors du Salon du livre à Montauban |
Retrouve Alex Godard sur son site internet : http://www.alex-godard.com/ ou sur le site de Ricochet-Jeunes : http://www.ricochet-jeunes.org |