ASSOCIATION REEL

>> Lassociation REEL [Recherche lEcole pour Ecrire et Lire] a pour but de favoriser le dveloppement des enfants et des adolescents et organise le Salon du Livre Jeunesse Montauban.

Coup de coeur
  • Alex COUSSEAU

    L’auteur vit près de Vannes. Il a suivi des cours d’arts plastiques et d’audiovisuel… mais quel (...)

    Alex Cousseau écrit des silences, des rires, des cris.

  • Corinne DREYFUSS

    Corinne Dreyfuss avait tout juste 4 ans en mai 68 et déjà, elle peignait de grandes fresques (...)

    elle grappille, d’Asie en Afrique la matière de ses créations textiles, aux motifs bigarrés et répétitifs

  • Gérard MONCOMBLE

    Gérard Moncomble trempe sa plume dans une source d’encre vive qui ne tarit jamais. Selon les (...)

    Un homme généreux dans les livres et dans la vie.

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    >>Alex COUSSEAU

    L’auteur vit près de Vannes. Il a suivi des cours d’arts plastiques et d’audiovisuel… mais quel écrivain ! Quel style ! Alex Cousseau écrit des silences, des rires, des cris. Alex Cousseau secoue et pourtant, ses jeunes lecteurs liront comme on court ses romans fulgurants.

    CYCLE 3

    Tout le monde s’embrasse sauf moi, zigZag, EDITIONS DU ROUERGUE, 2004. Illustration : Nathalie CHOUX.

    « Elle s’approche des crevettes, je m’approche des crevettes. Si les crevettes étaient encore vivantes, elles pourraient penser : quel beau couple ! Espérons qu’on va finir dans leur assiette ! » Le lecteur, lui, est dans la tête… et le coeur de Grégoire, 9 ans, amoureux en secret de Léonor… 20 ans. Un feu d’artifice de bons mots pour un coup de foudre qui rend le visage rose, rouge, blanc. Alex Cousseau nous fait passer du rire aux larmes, sans ménagement, jusqu’à l’apaisement final. La chanson répète Les histoires d’amour finissent mal en général, « c’est-à-dire pas toujours. Pas systématiquement. » Veux croire Grégoire. Léonor est amoureuse du jardinier de la mairie, mais peut-être voudra-t-elle devenir son amie ?

    Des cerises plein les poches, zigZag, EDITIONS DU ROUERGUE, 2004. Illustration : Nathalie CHOUX.

    9 chapitres en forme de compte à rebours éprouvant. 9 jours dans la vie d’un préado qui « attend » un enfant, un petit frère ou une petite soeur. Tension palpable, suspense haletant. Monologue intérieur tout en phrases courtes, questions, comme on retient un flot d’émotion : bilan mitigé de sa propre existence (à 11 ans !), compulsion horrifiée d’une revue scientifique sur l’accouchement, et puis le bébé va sortir du ventre… de la nouvelle femme de papa. « Rire ou pleurer ? C’est beau ou c’est laid ? » Ce sera beau, Tom va lui offrir en cadeau de bienvenue un petit cerisier, pas encore en fleurs mais…

    Ca tourne pas rond, zigZag, EDITIONS DU ROUERGUE, 2005. Illustration : Nathalie CHOUX.

    Présentation Ricochet : Alex Cousseau nous donne à entendre les états intérieurs d’un petit garçon dont les parents ne se regardent plus. Cela ne tourne plus rond dans cette famille. La veille, le père de Simon, excédé, a réduit la télévision en miette pour en faire un aquarium. Dans la tête de Simon, tout cela le turlupine ! Et il décide, sans y avoir trop réfléchi, de faire l’école buissonnière. Au cours de cette escapade de quelques heures, il fait la rencontre du père Jules, un collectionneur de boîtes à musique qui en connaît un bout sur la musique intérieure. A sa façon, le père Jules va aider Simon et ses parents. Alex Cousseau nous fait parfaitement entendre le dérèglement et les questions qui se passent dans la tête d’un enfant de huit ans qui comprend que ses parents ne s’aiment plus. Un roman bien mené, optimiste au final, où le lecteur est constamment pris en otage et passe du rire à l’émotion.

    Déguisés en rien, zigZag, EDITIONS DU ROUERGUE, 2006. Illustration : Nathalie CHOUX.

    Titouan ne connaît personne dans sa nouvelle école et s’est montré très mauvais gardien de but. Le voilà, pour le carnaval, « déguisé en nouveau avec un sparadrap sur le menton. »
    - Pssst… dit la poubelle. Le gars au sparadrap… C’est toi qui es déguisé en rien ? Sous la poubelle il y a Nadia, que Titouan embrasse sans savoir qu’elle est « la fille au visage de sorcière », comme ils disent, à la peau brûlée dans un accident qu’elle cache depuis sous une cagoule. Bas les masques ! Passée une seconde de haut-le-coeur, il va l’aimer, au grand jour, malgré son apparence et malgré les monstres, les vrais. Magnifique.

    COLLEGE

    Soleil métallique, doAdo, EDITIONS DU ROUERGUE, 2006.

    Ils cherchent un sens, un but à leur vie. Violaine est presque mère de ses deux frères cadets. José sèche les cours, rêve de travailler, a trouvé dans la rue un javelot dont il ne peut se défaire. Thomas, le plus jeune, se tait, sauf pour dire qu’il ne veut plus rendre visite à leur mère en prison pour vol, alors qu’elle entame une grève de la faim. Ils rencontrent la belle Marianne, étudiante en droit, son cousin Zoran, un peu fou, féru de politique et joueur de grosse caisse, de tuba. « Le javelot ne sait pas où il va, tandis que le lanceur de javelot lui trouve la direction (…) Le lanceur de javelot a le devoir de choisir un endroit qui n’existe pas. »

    Un roman à la fois dur et doux, entre réalisme et utopie, aux « héros » très attachants, humains.

    Retrouve Alex sur le site de Ricochet-Jeunes

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